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Le verre Duralex sauvé par quatre actionnaires françaisLes célèbres verres Duralex, fragilisés depuis trois ans par des problèmes financiers, ont trouvé lundi un repreneur qui veut relancer la marque "internationalement connue" en investissant près de 4 millions d´euros et en sauvant la dernière usine en France. "Duralex possède un savoir-faire incomparable et jouit d´un coefficient de sympathie important", a déclaré Pierre Jullien, l´un des quatre repreneurs de la verrerie située à La Chapelle Saint-Mesmin (Loiret). Après avoir reçu 17 manifestations d´intérêt pour Duralex, le tribunal de commerce d´Orléans a jugé que l´offre de reprise des quatre investisseurs, regroupés au sein de la nouvelle société Duralex International, présentait "un projet commercial intéressant qui permet la sauvegarde de 200 emplois sur 240". Les repreneurs -l´industriel franco-britannique Antoine Ioannidès, futur président dont le frère est représentant depuis 20 ans de la marque au Proche et Moyen-Orient, le spécialiste de reprise d´entreprises Pierre Jullien et deux cadres de Duralex- apportent 3,8 millions d´euros pour sauver Duralex. Dès l´après-midi, ils se sont rendus à La Chapelle Saint-Mesmin pour expliquer aux salariés leur projet. "Il faut réorganiser la société et proposer des produits plus tendance, au goût du jour, avec des formes nouvelles, de la couleur, mais toujours avec la caractéristique de solidité qui a fait sa renommée internationale et un prix abordable", a expliqué M. Jullien. "Nous allons moderniser les outils de travail et nous tourner vers les arts de la table", a-t-il ajouté. Duralex avait été placée en redressement judiciaire en juin 2005 puis en liquidation judiciaire en avril dernier, avec poursuite d´activité jusqu´au 25 juillet. La société présente un passif évalué à "30 millions d´euros", selon le tribunal. Son ancien patron, le Turc Sinan Solmaz, qui possède plusieurs sociétés de négoce d´articles de vaisselle en Turquie, avait contesté la liquidation judiciaire mais la cour d´appel l´a débouté. "Nous sommes satisfaits que la fermeture de l´usine de La Chapelle Saint-Mesmin soit évitée. C´est le résultat de trois ans de combat. Duralex est une entreprise viable", a réagi Pascal Colichet, délégué CGT, venu au tribunal en tenue de travail "pour le symbole". La reprise du site du Loiret intervient un an après la fermeture pour "raisons écomoniques" du second site, situé à Rive-de-Gier (Loire), où travaillaient 103 personnes. Fabriqué au début à la verrerie de la Chapelle-Saint-Mesmin, créée en 1927 par un vinaigrier d´Orléans puis rachetée en 1934 par Saint-Gobain, le verre Duralex est un verre trempé et pressé qui a vu le jour en 1939. Il est soumis à un choc thermique: chauffé à 600 degrés et refroidi très rapidement. Le procédé de fabrication donne une transparence et une qualité visuelle jamais obtenues jusqu´alors. Sa résistance aux chocs est deux fois et demi plus importante qu´un verre normal, selon la société. 22.07.2008, Duralex News material on the Site is copyright and belongs to the Company or to its third party news provider, and all rights are reserved. Any User who accesses such material may do so only for its own personal use, and the use of such material is at the sole risk of the User. Redistribution or other commercial exploitation of such news material is expressly prohibited. Where such news material is provided by a third party, each User agrees to observe and be bound by the specific terms of use applying to such news material. We do not represent or endorse the accuracy or reliability of any of the info contained in any news or external websites referred to in the news.
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