|
Top Story
Le verre de cantine made in France en dangerLes déboires de Duralex sont une autre illustration des difficultés du verre "made in France". La marque culte, au petit gobelet ventru mais costaud, va fermer son usine de Rive-de-Gier (Loire). L´autorisation de fermeture a été accordée fin juillet, par le tribunal de commerce d´Orléans. Duralex International France va licencier les 103 salariés qui travaillaient encore sur place. Mi-août, une trentaine de lettres de licenciement avaient été envoyées. Duralex ne comptera désormais plus qu´un seul site de fabrication en France, à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), employant environ 250 salariés. L´entreprise, propriété du verrier italien Bormioli Rocco depuis 1997, avait été cédée à un de ses cadres en 2004. Mais sa situation financière se détériorant, elle avait été placée en redressement judiciaire en 2005. Le tribunal de commerce d´Orléans avait alors accepté le plan de continuation de l´homme d´affaires turc Sinan Solmaz, à la tête d´un des grossistes de la marque. Un premier plan social de 126 salariés a été décidé à Rive-de-Gier. Le site étant toujours en difficulté, M. Solmaz a demandé sa fermeture pour des raisons d´économies. Il devrait concentrer ses efforts sur La Chapelle-Saint-Mesmin, où il s´est engagé à reconstruire un four. Pourquoi la société verrière en est-elle arrivée là ? Au même titre que le Frigidaire, le stylo Bic ou la Mobylette, la marque Duralex est devenue un générique. C´est l´archétype du verre de cantine. UNE "FERMETURE PROGRAMMÉE" La marque Duralex est déposée par le groupe Saint-Gobain en 1945. Elle repose sur un procédé de fabrication utilisé à l´époque pour les vitres des voitures : le verre trempé. Le matériau est préchauffé aux environs de 600 degrés puis refroidi brutalement. Le verre devient ainsi plus résistant aux chocs. Un slogan publicitaire efficace ("Dura lex, sed lex", la loi est dure, mais c´est la loi) fait le reste. Dans les années 1960 et 1970, des centaines de millions d´articles - gobelets, assiettes, saladiers - sont vendus dans le monde. Mais, faute de renouvellement, ces modèles sont peu à peu délaissés au profit des verres plus fantaisie produits par des concurrents asiatiques ou turcs. Les salariés de Rive-de-Gier ne pouvaient plus travailler depuis l´automne 2006 : le four a été arrêté sur demande la préfecture pour des raisons de sécurité. Comme les factures n´étaient plus payées, les coupures d´électricité risquaient d´endommager le four et de déclencher un incendie. Les syndicats, qui avaient multiplié les recours en justice pour éviter la fermeture du site, sont amers. "Notre usine était moins compétitive que La Chapelle-Saint-Mesmin (site historique de production de Duralex, qui appartenait à Saint-Gobain jusqu´en 1997), parce qu´elle avait bénéficié de moins d´investissements. Mais je suis persuadé que sa fermeture était programmée depuis le départ", assure Emmanuel Champavert, secrétaire du comité d´entreprise de Rive-de-Gier. 16.09.2007, Duralex International France News material on the Site is copyright and belongs to the Company or to its third party news provider, and all rights are reserved. Any User who accesses such material may do so only for its own personal use, and the use of such material is at the sole risk of the User. Redistribution or other commercial exploitation of such news material is expressly prohibited. Where such news material is provided by a third party, each User agrees to observe and be bound by the specific terms of use applying to such news material. We do not represent or endorse the accuracy or reliability of any of the info contained in any news or external websites referred to in the news.
|
Search News
INFO
Category
News by language
NEWSLETTER
Services
|
Advertisement
|